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Francine Bergé : « Lydie, c’est une partie de moi en talons ! »

Arrivée au Mistral le 9 avril dernier, Lydie de la Perthuis a su imposer son style inimitable et sa fantaisie. C'est à Francine Bergé, son interprète, qu'elle le doit !

 

Vous avez une carrière colossale - cinéma, théâtre, télévision - en quoi une aventure comme Plus belle la vie est différente ?

Francine Bergé : Tout va à une vitesse folle : 20 jours de tournage pour une trentaine d'épisodes, c'est différent de tout ce que j'ai pu faire jusqu'ici. La plupart du temps, les rôles se préparent en amont, mais celui-ci je l'ai construit au fur et à mesure des journées de tournage. J'aime beaucoup Lydie, sinon je ne l'aurais jamais fait !

 

Est-ce que le personnage de Lydie vous ressemble ?

Francine Bergé : Forcément ! Je n'ai évidement pas sa fortune, mais je pense avoir des points communs avec elle. On n'a pas le temps de composer un personnage, alors on se lance et on met forcément un peu de soi. Par contre, j'avais déjà une idée précise de son style vestimentaire et j'en ai parlé avec la costumière. Je la voyais habillée en Chacok, ça lui ressemble bien ! Lydie n'est pas une femme BCBG, elle est beaucoup plus extravagante et fantasque. Finalement, quand on a les chaussures, on est dans le rôle ! Je suis en baskets dans la vie, alors disons que Lydie, c'est une partie de moi en talons.

 

Qu'est-ce qui a été le plus difficile pour vous ?

Francine Bergé : Il faut vraiment que le rôle nous plaise pour supporter un rythme de travail aussi soutenu. Il peut arriver de tourner une vingtaine de séquences en 5 jours seulement. Heureusement, j'ai eu beaucoup d'extérieurs, ce qui offre un rythme un peu plus décontracté - pour le château de Lydie, on a tourné à Puyricard, à trois quarts d'heure de Marseille. Je dois avouer qu'au début, je n'étais pas sûre de pouvoir apprendre tout le texte. C'est un défi que je me lançais !

 

Et comment s'est passé votre intégration dans l'équipe ?

Francine Bergé : Quand on rentre dans un feuilleton comme Plus belle la vie, qui a commencé longtemps avant nous, il faut un certain temps pour voir les comédiens comme des collègues de travail. C'est surtout vrai pour les récurrents, comme Dounia et Grégory, je voyais surtout leurs personnages. C'est une sensation très curieuse...

 

Vous aviez donc l'habitude de regarder Plus belle la vie ?

Francine Bergé : J'avais regardé les tout premiers épisodes, " les collectors ", comme on s'amuse à les appeler dans l'équipe, mais à l'époque les scénarios n'étaient pas ceux d'aujourd'hui. Puis j'ai passé l'été dernier avec des amis qui suivaient le feuilleton. C'était l'affaire du gaz de schiste et j'ai trouvé qu'il y avait des choses formidables. Bien sûr, je ne pensais pas que j'y participerais un jour...

 

Comment avez-vous obtenu le rôle ?

Francine Bergé : D'habitude, je refuse toujours de passer des essais, mais cette fois, on m'a envoyé trois pages et j'ai accepté. Vous savez, il n'y a pas beaucoup de rôles pour les femmes de ma génération. Les hommes ont beaucoup plus de choix. Sur ce point, je dois dire que Plus belle la vie fait exception, avec Colette Renard, Pascale Roberts ou encore Marion Game, on a la chance d'avoir des rôles intéressants à jouer.

 

Vous connaissiez l'issue du scénario ?

Francine Bergé : Au début je n'avais que les dix premiers épisodes, alors j'interrogeais Richard Guedj – le directeur d'acteurs – mais il gardait la surprise. J'ai donc joué sans savoir ce qui allait se passer. Ce qui est assez drôle, quand on sait que d'habitude, on se décide sur le scénario. Là, ça s'est joué sur le personnage !

 

Quelle est votre actualité ? Un projet dont vous pouvez nous parler...

Francine Bergé : Je vais jouer dans une pièce qui s'appelle Cher Menteur avec Marcel Maréchal, qui était le premier Directeur du théâtre national de La Criée à Marseille. Il s'agit de la correspondance durant 40 ans de G. B. Shaw et Mme Patrick Cambell, star de la scène de Londres, pièce écrite par Jérôme Quilty et traduite par Cocteau.

C'est à partir du 20 septembre au théâtre La Bruyère à Paris.

 

Les infos : http://prima-donna.fr/cher-menteur.htm